Coup de projecteur sur... nos nouvelles acquisitions !

Publié le : , par  Sophie

Chaque mois, le centre de ressources de la MCM vous propose une sélection de documents sur une thématique en lien avec son actualité ou celle de ses membres.

Nous assurons de nouveau un accueil pour le public dans nos locaux depuis le 4 janvier dernier (voir ici pour les horaires. Et même si à l’heure d’aujourd’hui, l’ombre d’un reconfinement plane de plus en plus au-dessus de nos têtes, nous ne pouvions nous résoudre à repousser, une nouvelle fois, l’envie de vous faire connaître les récentes acquisitions afin de vous montrer la richesse de notre fonds documentaire ! Voici donc un premier aperçu en images des nouveautés qui vous attendent au Centre de ressources...


Luttes & Mobilisations

- L’Âge de la régression (2018)
Quinze intellectuels, chercheurs et universitaires de renommée internationale explorent les racines de la situation qui est la nôtre
aujourd’hui et que l’on peut appeler une grande régression. Ils la replacent dans son contexte historique, élaborent des scénarios possibles pour les années à venir et débattent des stratégies susceptibles de la contrecarrer. Ce livre représente la première tentative de penser un moment extrêmement déroutant et de dresser une sorte de portrait moral de nos sociétés actuelles.

- Que crève le capitalisme. Ce sera lui ou nous d’Hervé Kempf (2020)
La catastrophe écologique est enclenchée, la crise du coronavirus a fracturé le monde entier. Un responsable : le capitalisme. En saccageant le service public de la santé, il a transformé un épisode grave mais gérable en désastre. En poursuivant la destruction des écosystèmes, il a mis en contact des virus mortels avec la population humaine. En aggravant les inégalités, il a plongé des dizaines de millions de personnes dans la misère.

- La victoire des vaincus. À propos des gilets jaunes d’Edwy Plenel (2019)
La révolte des gilets jaunes est un événement inédit, inventif et incontrôlable. Comme tout surgissement spontané du peuple, elle déborde les organisations, bouscule les commentateurs, affole les gouvernants. Comme toute lutte collective, elle s’invente dans une création politique autonome où l’auto-organisation est maître du jeu. Comme toute mobilisation populaire, elle brasse la France dans sa diversité, avec ses solidarités et ses préjugés, ses espoirs et ses aigreurs, ses beautés et ses laideurs. Prenant le contrepied de la morgue de classe qui s’est déchaînée face à un peuple rabaissé au rang de foule, cet essai veut en déchiffrer l’énigme en mêlant l’histoire immédiate et la longue durée.

- Le guide du manifestant arrêté par le Syndicat de la magistrature (2019)
Le livre à glisser dans sa poche avant de descendre dans la rue ! A voir si on l’achète car il existe en pdf mais ça peut être bien pour le prêter...

- Manuel d’action politique à l’usage de celles et ceux qui veulent agir de Michael Walzer (2019)
1971. Michael Walzer a 36 ans ; il enseigne à Harvard et milite activement contre la guerre du Vietnam. Il rédige alors ce Manuel d’action politique : un guide pratique pour toute personne désireuse de s’engager.
2018. Trump est au pouvoir. Décidés à agir contre sa politique, de jeunes militants remettent la main sur ce Manuel par l’intermédiaire d’un de leurs professeurs. « Tout est là », se disent-ils. L’information circule, le livre est réédité.

- Ce qui dépend de nous d’Attac (2020)
Avec la pandémie, le mot « relocalisation » est désormais dans toutes les bouches. Minimaliste et cosmétique dans sa version néolibérale, haineuse dans sa version nationaliste, la relocalisation peut aussi être écologique et solidaire. C’est cette voie, apte à fédérer largement, que détaille ce manifeste, auquel ont contribué, à l’initiative d’Attac, des militant·e·s et chercheurs·euses d’horizons variés.

Repenser l’environnement

- Petit traité d’écologie sauvage - Tomes 1 et 2 d’Alessandro Pignocchi (2017 et 2018)
Et si le premier ministre se prenait de passion pour les rainettes ? Et si écraser un hérisson par mégarde risquait de déclencher la fureur de son esprit protecteur ? Et si le monde et ses dirigeants adoptaient l’animisme des Indiens d’Amazonie ? La culture occidentale traditionnelle, quant à elle, ne subsisterait plus que dans quelques régions françaises, où un anthropologue jivaro viendrait l’étudier et militer pour sa sauvegarde. De ce parti pris, Alessandro Pignocchi fait émerger un monde où les valeurs s’inversent, les lignes se déplacent et où les rainettes reçoivent enfin la considération qu’elles méritent.

- La Recomposition des mondes d’Alessandro Pignocchi (2019)
Que se trame-t-il exactement sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes ? Notre anthropologue dessinateur mène l’enquête : s’agit-il d’un kyste peuplé de hippies violents ? Trop drogués pour comprendre qu’il faut partir puisque le projet d’aéroport est abandonné ? Ou de l’avant-poste, en Occident, d’un nouveau rapport au monde, affranchi de la distinction entre Nature et Culture ? L’enquête emprunte des chemins imprévisibles sur ce bocage qui, d’emblée, nous absorbe, nous transforme et recompose les liens que nous entretenons avec les plantes, les animaux et le territoire.

- Éoliennes, la face noire de la transition écologique de Fabien Bouglé (2019)
Un ouvrage qui dénonce avec précision et efficacité l’inutilité, voire la nocivité des éoliennes.

- L’invention du colonialisme vert. Pour en finir avec le mythe de l’Éden africain de François-Xavier Fauvelle (2020)
L’histoire débute à la fin du XIXe siècle. Persuadés d’avoir retrouvé en Afrique la nature disparue en Europe, les colons créent les premiers parcs naturels du continent, du Congo jusqu’en Afrique du Sud. Puis, au lendemain des années 1960, les anciens administrateurs coloniaux se reconvertissent en experts internationaux. Il faudrait sauver l’Éden ! Mais cette Afrique n’existe pas. Il n’y a pas de vastes territoires vierges de présence humaine, et arpentés seulement par ces hordes d’animaux sauvages qui font le bonheur des safaris touristiques. Il y a des peuples, qui circulent depuis des millénaires, ont fait souche, sont devenus éleveurs ici ou cultivateurs là. Pourtant, ces hommes, ces femmes et enfants seront – et sont encore – expulsés par milliers des parcs naturels africains, où ils subissent aujourd’hui la violence quotidienne des éco-gardes soutenus par l’Unesco, le WWF et tant d’autres ONG. Convoquant archives inédites et récits de vie, ce livre met au jour les contradictions des pays développés qui détruisent chez eux la nature qu’ils croient protéger là-bas, prolongeant, avec une stupéfiante bonne conscience, le schème d’un nouveau genre de colonialisme : le colonialisme vert.

Littérature & Ailleurs

- Les impatientes de Djaïli Amadou Amal (2020)
Trois femmes, trois histoires, trois destins liés. Ce roman polyphonique retrace le destin de la jeune Ramla, arrachée à son amour pour être mariée à l’époux de Safira, tandis que Hindou, sa soeur, est contrainte d’épouser son cousin. Patience ! C’est le seul et unique conseil qui leur est donné par leur entourage, puisqu’il est impensable d’aller contre la volonté d’Allah. Comme le dit le proverbe peul : « Au bout de la patience, il y a le ciel. » Mais le ciel peut devenir un enfer. Comment ces trois femmes impatientes parviendront-elles à se libérer ?
Mariage forcé, viol conjugal, consensus et polygamie : ce roman de Djaïli Amadou Amal brise les tabous en dénonçant la condition féminine au Sahel et nous livre un roman bouleversant sur la question universelle des violences faites aux femmes.

- Le sympathisant de Viet Thanh Nguyen (2017)
Avril 1975, Saïgon est en plein chaos. À l’abri d’une villa, entre deux whiskies, un général de l’armée du Sud Vietnam et son capitaine dressent la liste de ceux à qui ils vont délivrer le plus précieux des sésames : une place dans les derniers avions qui décollent encore de la ville. Mais ce que le général ignore, c’est que son capitaine est un agent double au service des communistes.

- Encre de larmes de Koumba-Kalou Diakité (2019)
Encre de larmes est une œuvre poétique par sa forme, mais militante dans le fond. Ce recueil est l’expression écrite de la douleur d’un Africain blessé par l’aliénation de son peuple sur le continent et ailleurs. C’est aussi l’expression des maux du quotidien commun, des craintes sur les dérives de l’humanité et des sensations personnelles.

- Comme un chapelet de Nkul Béti (2019)
Naviguez entre le passé et le présent avec ce nouveau recueil de poèmes de Nkul Beti, écrivain, critique littéraire et chercheur.

- Girl d’Edna O’Brien (2019)
Écrit dans l’urgence et la fièvre, Girl bouleverse par son rythme et sa fureur à dire, une fois encore, le destin des femmes bafouées. Dans son obstination à survivre et son inaltérable confiance en la possible rédemption du cœur humain, l’héroïne de ce très grand roman s’inscrit dans la lignée des figures féminines nourries par l’expérience de la jeune Edna O’Brien, mise au ban de son pays alors qu’elle avait à peine trente ans. Devenue un des plus grands écrivains de ce siècle, elle nous offre un livre d’une sombre splendeur avec, malgré tout, au bout du tunnel, la tendresse et la beauté pour viatiques.

Femmes, races et classes

- Imbrication : Femmes, race et classe dans les mouvements sociaux de Jules Falquet (2020)
Face à l’urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s’organiser simultanément en tant que Noir.e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intérêts de chacun.e dans les mouvements sociaux.

- On vient vraiment tous d’Afrique ? Des préjugés au racisme : les réponses à vos questions d’Évelyne Heyer et Carole Reynaud-Paligot (2019)
Assistons-nous au retour en force du racisme ? Montée de l’extrême droite dans les pays européens, discours anti-migrants de part et d’autre de l’Atlantique, débats sur l’identité nationale et critique du multiculturalisme… La question raciale a envahi notre quotidien. Face à cette déferlante largement relayée par les médias, il est parfois difficile de distinguer le vrai du faux, l’opinion du fait.
C’est précisément l’objet de ce livre. En révélant la part de construction sociale qui préside au racisme, il propose des réponses simples et éclairées par les sciences biologiques et sociales à des questions que chacun se pose : D’où vient la couleur de peau ? Le racisme a-t-il un fondement scientifique ? Quelles sont les conséquences des stéréotypes ? Peut-on parler de communautarisme en France ? Et, surtout, que pouvons-nous faire pour lutter efficacement contre les préjugés ?

- Pauvre petit blanc de Sylvie Laurent (2020)
Depuis une dizaine d’années, un nombre considérable de Blancs pensent être les nouvelles victimes d’un « racisme anti-blanc », d’une « discrimination inversée », d’un « remplacement » et pour les plus extrémistes, d’un « génocide blanc ». En réfléchissant à la construction historique d’une identité nationale ethno-raciale aux États-Unis, Sylvie Laurent démonte le nouveau mythe du Blanc victime qui a déjà traversé l’Atlantique et qui invisibilise des inégalités raciales pourtant toujours criantes.

- Il est temps que je te dise. Lettre à ma fille sur le racisme de David Chariandy (2020)
David Chariandy a beau être né au Canada, une femme dans un restaurant éthique lui fait comprendre qu’il n’est pas ici chez lui. Même s’il a grandi dans ce pays pourtant réputé plus tolérant que les États-Unis, il y a été souvent traité de nègre. Dans cette lettre ouverte qu’il adresse à sa fille de treize ans, il est question d’appartenance ; de ses ancêtres à lui, d’origines afro-asiatiques ; de son identité à elle, dont la mère est issue de la grande bourgeoisie canadienne blanche. Pas de hargne pour parler de la blessure du racisme, mais une lucidité, une pudeur et une tendresse qui font de ce texte important une invitation à se déterminer librement : un véritable manifeste dans la continuité de James Baldwin.

- Femmes, race et classe d’Angela Davis (1983)
Angela Davis, historienne et militante, développe une analyse critique des liens parfois conflictuels ayant existé au cours des XIXe et du XXe siècles entre féminisme et luttes d’émancipation du peuple noir. Elle démontre que les luttes ont porté leurs fruits à chaque fois qu’elles ont été solidaires. Cet essai dense et fondateur, écrit en 1980, trouve aujourd’hui une actualité centrale avec les débats contemporains sur le féminisme dit « intersectionnel ».

- Petit manuel anti-raciste et féministe de Djamila Ribeiro (2020)
Philosophe et féministe brésilienne, Djamila Ribeiro aborde le racisme dans le milieu professionnel et culturel, parle de négritude, de blanchité, de désirs et affects… En dix chapitres courts et impactants, elle présente des pistes de réflexion pour reconnaître les discriminations raciales, prendre conscience de certains privilèges, adopter des pratiques antiracistes et féministes et, ainsi, assumer la responsabilité de faire bouger les choses.

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